Trump retire les États-Unis de 66 organisations internationales, dont le Giec
Donald Trump le 6 janvier 2026. - © Mandel Ngan / AFP
Donald Trump le 6 janvier 2026. - © Mandel Ngan / AFP
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Donald Trump poursuit sa rupture avec la diplomatie climatique. Le président des États-Unis a ordonné, le 7 janvier, le retrait du pays de 66 organisations « qui ne servent plus les intérêts américains », dont 31 sont liées à l’Organisation des Nations unies (ONU). Parmi elles, la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Celle-ci, adoptée en 1992, a servi de fondation à tous les autres accords climatiques internationaux conclus depuis.
Le décret ordonne également le retrait des États-Unis du Giec, le comité de l’ONU d’experts scientifiques sur le climat, mais aussi de l’Union pour la conservation de la nature et de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables.
« Il est illégal pour le président de sortir unilatéralement d’un traité »
La Maison Blanche justifie ce choix en prétendant que ces 66 organisations « promeuvent des politiques climatiques radicales » et « agissent à l’encontre des intérêts nationaux, de la sécurité, de la prospérité économique ou de la souveraineté des États-Unis ». L’administration de Donald Trump estime ainsi que « l’argent des contribuables américains serait mieux utilisé à d’autres fins pour soutenir les missions pertinentes ».
Une administration « autoritaire et antiscience »
Donald Trump avait déjà fait sortir son pays de l’Accord de Paris sur le climat en 2017, lors de son premier mandat, puis à nouveau en 2025, après que Joe Biden l’y ait fait revenir. Mais « sortir de la CCNUCC est radicalement différent », estime Jean Su, avocate pour le Centre de la diversité biologique, citée par l’Agence Franc-Presse. « Nous estimons qu’il est illégal pour le président de sortir unilatéralement d’un traité qui requiert un vote des deux tiers du Sénat », a-t-elle déclaré.
Rachel Cleetus, de l’organisation Union of Concerned Scientists, estime auprès de l’AFP que ce retrait supplémentaire est « un nouveau signe que cette administration autoritaire et antiscience est déterminée à sacrifier le bien-être de la population et à déstabiliser la coopération internationale ».