La France vise une sortie du pétrole en 2045
La stratégie nationale bas-carbone prévoit une électrification du parc automobile dans les prochaines décennies. - Wikimedia Commons / CC BY-SA 4.0 / Florian Pépellin
La stratégie nationale bas-carbone prévoit une électrification du parc automobile dans les prochaines décennies. - Wikimedia Commons / CC BY-SA 4.0 / Florian Pépellin
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Le gouvernement a adopté, mercredi 15 juillet, la troisième Stratégie nationale bas-carbone (SNBC-3), qui fixe la feuille de route de la France pour atteindre la neutralité carbone en 2050. Le texte doit être entériné par décret d’ici à la fin de la semaine.
Il prévoit une sortie du charbon d’ici à 2030, du pétrole en 2045 et du gaz fossile en 2050, ainsi qu’une réduction de 50 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030 par rapport à 1990, soit une baisse moyenne de 5 % par an. Dévoilée une première fois en décembre 2025, la stratégie a ensuite été soumise à plusieurs consultations.
La SNBC-3 détaille les objectifs de réduction des émissions secteur par secteur. Dans les transports, elle vise la « quasi-neutralité » carbone en 2050, avec notamment 66 % de voitures électriques et 90 % d’autobus électriques parmi les ventes de véhicules neufs en 2030. L’agriculture devrait réduire ses émissions de 26 % d’ici à 2030 et de 53 % d’ici à 2050, tandis que l’industrie est appelée à les diminuer de 70 % en 2030 et de 96 % en 2050, grâce à l’électrification, à la sobriété et au captage du carbone.
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Cette feuille de route laisse les associations écologistes sur leur faim. « Est-ce que c’est la SNBC qu’auraient faite les ONG ? Non, clairement, on aurait davantage appuyé sur la sobriété, notamment dans le transport international », a réagi Anne Bringault, directrice des programmes du Réseau Action Climat.
Alors que la France sort éreintée de sa troisième vague de chaleur en moins de deux mois, le gouvernement a aussi été critiqué pour son retard en matière d’adaptation — il vient de geler 163 millions d’euros du Fonds vert — et d’atténuation — la baisse des émissions françaises a marqué le pas, avec des baisses de 3 % en 2024 et 2,1 % en 2025, après des baisses plus notables en 2022 (-6,8 %) et 2023 (-3,9 %).