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Climat

Greta Thunberg et quinze jeunes dénoncent l’inaction de la France devant le comité des droits de l’enfant de l’ONU

Greta Thunberg et quinze jeunes, âgés de 8 à 17 ans et issus de douze pays, ont porté « l’inaction climatique » de la France, l’Argentine, le Brésil, la Turquie et l’Allemagne devant le comité des droits de l’enfant de l’ONU.

Cette action vise à dénoncer l’inaction des dirigeants de ces États comme une atteinte à la convention de l’ONU sur les droits de l’enfant. Cette convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) est un traité international adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies, le 20 novembre 1989. Au total, 197 pays l’ont ratifiée il y a 30 ans, s’engageant ainsi à protéger la santé et les droits des enfants. Mais, selon Greta Thunberg, présente au sommet sur le climat de l’ONU, ces États « n’ont pas tenu leurs engagements » en n’agissant pas pour éviter des dérèglements climatiques de grande ampleur.

La plainte s’inscrit dans le cadre d’un « protocole optionnel ». Signé fin 2011 et entré en vigueur en avril 2014, ce protocole facultatif autorise des enfants à porter plainte devant le comité des droits de l’enfant de l’ONU s’ils estiment que leurs droits sont bafoués. Le comité est censé enquêter sur les violations présumées, puis faire des recommandations aux États visés pour y mettre fin.

Les recommandations ne sont pas contraignantes, mais la soixantaine de pays ayant ratifié ce protocole s’engagent en principe à les respecter. L’Allemagne, l’Argentine, le Brésil, la France et la Turquie, les cinq États visés par la plainte, ont tous ratifié ce protocole. Paris l’a signé le 20 novembre 2014.

La Chine et l’Inde, grands pays émetteurs de gaz à effet de serre, ne sont pas concernés par cette plainte car ils n’ont pas ratifié ce protocole optionnel. Les États-Unis ont signé la convention relative aux droits de l’enfant le 16 février 1995, mais ils ne l’ont pas ratifié à ce jour.

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