Inondations : au moins 18 morts et 300 000 évacuations au Bangladesh
Inondations à Sirajganj, au Bangladesh, en 2020. (Photo d'illustration) - Wikimedia Commons/CC BY-SA 2.0/Moniruzzaman Sazal/Limate Visuals Countdown
Inondations à Sirajganj, au Bangladesh, en 2020. (Photo d'illustration) - Wikimedia Commons/CC BY-SA 2.0/Moniruzzaman Sazal/Limate Visuals Countdown
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La saison des moussons au Bangladesh fait de plus en plus de victimes. Dans l’est du pays, les inondations déclenchées par les moussons ont tué au moins dix-huit personnes, notamment lors de glissements de terrain, depuis huit jours. Plus de 300 000 habitants ont dû se réfugier dans des abris d’urgence, a annoncé le ministre des Catastrophes naturelles, Faruk-e-Azam, le 25 août. En tout, 5,2 millions de personnes ont été touchées par les pluies diluviennes. En Inde, les inondations ont fait également au moins 24 victimes.
L’eau ayant commencé à se retirer dans les zones sinistrées, les autorités du Bangladesh tentent désormais « de rétablir les communications afin de pouvoir distribuer des vivres », a indiqué le ministre. Pour l’heure, l’accès aux zones inondées est compliqué en raison des dommages infligés aux autoroutes et voies ferrées reliant la capitale Dacca et Chittagong, la principale ville portuaire du pays.
Si chaque année, pendant les moussons en août, le bilan des inondations est dramatique, le dérèglement climatique accroît leur ampleur et leur fréquence. D’autant que le Bangladesh est l’un des pays les plus vulnérables face aux catastrophes liées au changement climatique. Il est traversé par des centaines de cours d’eau et une bonne partie de son territoire est constitué de deltas des grands fleuves himalayens.