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En brefNucléaire

Intrusion dans des centrales nucléaires : une députée LREM défend la « possibilité » de « tirer »

Jeudi 22 mars, les membres de la commission d’enquête sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires ont auditionné le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb.

Les députés ont évoqué les actions des militants de Greenpeace, qui ont à plusieurs reprises pénétré dans l’enceinte de centrales nucléaires. Une problématique qu’a tenté de relativiser Gérard Collomb : « Les ONG, Greenpeace en particulier, prennent la précaution d’afficher de très loin, sur des banderoles, leur nom, ce qui évidemment ne suscite pas le même type de réaction que si quelqu’un d’inconnu venait pénétrer… » « Certes, mais à ce moment-là, le bon petit terroriste va prendre une banderole Greenpeace… » a objecté la rapporteuse de la commission d’enquête, Barbara Pompili (LREM).

Un échange qui n’a pas du tout convaincu l’élue La République en marche de la Nièvre, Perrine Goulet. Ancienne chef de projet à la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire (Cher) selon le Journal du centre, membre du conseil d’administration de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), la députée a avancé une proposition choc. Évoquant la nécessité d’installer des miradors, « un peu comme aux États-Unis », l’élue a défendu la « possibilité » de « ne pas se poser de questions et, quand il y a une intrusion, de tirer ». Perrine Goulet a rappelé que « c’est un délit de rentrer sur une centrale nucléaire » : « Je pense à un moment qu’il va falloir ne plus distinguer. »

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