La gare de Luméville, haut lieu de la lutte contre Cigéo, encerclée par les gendarmes
Des gendarmes avancent vers la gare de Luméville sous un épais nuage de fumée noire, le 19 avril 2026. - bureburebure.info
Des gendarmes avancent vers la gare de Luméville sous un épais nuage de fumée noire, le 19 avril 2026. - bureburebure.info
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La gare de Luméville, haut lieu de la résistance au projet d’enfouissement des déchets nucléaires Cigéo, a été encerclée dimanche soir par des gendarmes mobiles après une journée de mobilisation. Son expulsion pourrait être imminente.
Dimanche 19 avril, une manifestation s’est élancée depuis la gare de Luméville-en-Ornois (Meuse), haut lieu de la lutte contre Cigéo, le projet d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure. Interdite par arrêté préfectoral, la marche a réuni entre 60 et 70 personnes, qui ont rejoint sans incident le village voisin de Mandres-en-Barrois.
Selon des informations rapportées par les opposants, une centaine de gendarmes mobiles, appuyés par des brigades du PSIG et des véhicules Centaure, ont encerclé la gare en début de soirée avec douze fourgons, procédant à des tirs de gaz lacrymogènes et au démontage des barricades. Des départs de feu ont été constatés sur le terrain. Ces événements font craindre le début d’une expulsion imminente du site.
Acquise en 2007 par des opposants à Cigéo et située sur le tracé de la future voie ferrée censée acheminer les convois de déchets radioactifs, la gare avait déjà reçu un commandement de quitter les lieux pour le 9 avril, après une décision judiciaire du 23 mars. Le préfet de la Meuse s’était engagé à procéder à l’évacuation « avant le 6 mai ». Reporterre avait consacré un reportage à ce lieu et à ses habitants début avril.
Selon la préfecture de la Meuse citée par France 3 plus tard dans la soirée, l’intervention des gendarmes aurait pour objectif de dégager l’axe routier menant à la gare et non de procéder à son expulsion. Aux alentours de 22 heures, les gendarmes mobiles s’étaient éloignés. Les militants, eux, restaient « sur leurs gardes » et appelaient « à converger vers Bure ».