Feu vert pour la déconstruction de la centrale nucléaire de Fessenheim
La centrale nucléaire de Fessenheim le 26 septembre 2023. - © Philipp von Ditfurth / DPA / DPA Picture-Alliance via AFP
La centrale nucléaire de Fessenheim le 26 septembre 2023. - © Philipp von Ditfurth / DPA / DPA Picture-Alliance via AFP
Durée de lecture : 1 minute
Feu vert pour la déconstruction de l’ancienne centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), arrêtée en 2020. Un décret publié le 1er mai et paru au Journal officiel le 3 mai autorise le démantèlement complet des deux réacteurs de 900 MW arrêtés en 2020. Signé par le Premier ministre, le ministre de l’Économie et la ministre déléguée chargée de l’Énergie, le texte encadre les modalités techniques, le calendrier et les équipements nécessaires aux opérations menées par EDF. Cette décision marque une étape clé dans la reconversion du site, après plusieurs années consacrées au retrait du combustible et aux opérations préparatoires.
Le décret prévoit que le démantèlement concerne l’ensemble des installations, y compris les parties les plus sensibles comme les deux réacteurs et l’îlot nucléaire, ainsi que les infrastructures conventionnelles comme la station de pompage, zones d’entreposage, réservoirs d’effluents. Le processus se déroulera en quatre phases : démantèlement, assainissement des structures et des sols, démolition des bâtiments jusqu’à au moins 1 mètre de profondeur, puis réhabilitation du site.
L’ensemble du chantier devra être achevé au plus tard le 30 juin 2048. Parallèlement, EDF projette l’ouverture en 2031 d’un « Technocentre », une usine controversée de recyclage de métaux faiblement radioactifs à proximité du site. Le 26 avril, une centaine de militants français et allemands se sont rassemblés sur le pont du Rhin pour protester contre ce projet, dénoncé comme dangereux par plusieurs experts.