L’accord de libre-échange UE-Mercosur est en mauvaise voie

Durée de lecture : 2 minutes

9 novembre 2020



Lundi 9 novembre, les ministres du Commerce des pays de l’Union européenne, réunis en vidéoconférence, devaient enclencher le processus de ratification de l’accord de libéralisation du commerce entre l’UE et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay). Mais aucun vote ne devrait avoir lieu en raison des trop vives oppositions exprimées dans de nombreux pays. « C’est une première victoire, qui en appelle d’autres », a déclaré le collectif d’associations mobilisé contre ce traité.

Dans Les Échos, le ministre du Commerce, Franck Riester, a rappelé la position du gouvernement français :

Nous ne pouvons signer en l’état. Nous devons avoir des assurances sur le respect de l’accord de Paris, que la hausse des échanges commerciaux n’entraîne pas un accroissement de la déforestation et que les normes sanitaires et phytosanitaires européennes soient respectées. C’est un choix irréversible de notre part et nous travaillons avec nos partenaires européens pour disposer de ces garanties. Notre combat pour le climat est conciliable avec le commerce international, mais il faut le concrétiser dans la réalité des accords commerciaux.

Pétitions, envois de courriers aux décideurs… les ONG n’ont pas lésiné sur les moyens pour alerter l’opinion publique et les gouvernements sur les dangers sociaux, écologiques, sanitaires et même de droits humains que porte l’accord UE-Mercosur. « Pour autant, ont-elles mis en garde, beaucoup de décideurs européens cherchent encore à sauver l’accord UE-Mercosur et envisagent annexes ou autres ajouts à la marge dans une tentative désespérée de rassurer sur des sujets comme la déforestation. » Pour toutes les organisations, « il faut abandonner ce projet d’accord avec le Mercosur ».

C’est pourquoi plusieurs militants associatifs réclament un engagement clair et définitif du gouvernement à stopper les négociations, à l’instar de Maxime Combes, porte-parole d’Attac :

Emmanuel Macron et le gouvernement doivent faire à Bruxelles ce qu’ils disent à Paris : « stopper net » l’accord UE-Mercosur plutôt que tenter de sauver un accord suranné, dangereux et profondément rejeté par l’opinion.

  • Source : Reporterre
  • Photo : montage sur le compte Twitter du collectif Stop Ceta/Mercosur.




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