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L’automne et la pluie, une grande machine à faire de l’humus

12 novembre 2016 / par Christine Laurent (Reporterre)



L’automne est pleine de vie : plantes, feuilles, racines, et de l’eau, le grand recyclage commence.

Du soleil et de la pluie, des rafales de vent qui dégarnissent les arbres chargés de feuilles humides, le grand recyclage automnal a commencé. Celui qui transforme les feuilles, les racines des plantes annuelles, les branches mortes en humus. Dans le sol, tout le monde se réveille et prolifère pour transformer toute cette matière organique en humus. Un monde dans lequel les bactéries et les champignons coopèrent pour nourrir le sol et permettre à la végétation de repartir au printemps prochain. Toutes nos buttes sont couvertes des résidus des légumes et fleurs comestibles, des herbes interrompues dans leur folle croissance, de fougères et de feuilles mortes. La pluie fera le reste.

Nous ramassons les tubercules des plantes originaires du Pérou. Les gelées ayant eu raison de leur feuillage, ils ne grossiront plus. L’oca, Oxalis crénata, a donné une maigre récolte. Quelques fruits à peine plus gros de des billes. Le yacon ou poire de terre cochet, Polymnia sonchifolia, est plus généreux. Nous rapportons à Paris la récolte dans un pot en terre cuite avec un peu de sable pour conserver des spécimens à planter au printemps prochain.

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Le yacon, en début octobre

Il reste encore un peu de cresson (alénois et de Turquie), de roquette, de mâche et de cardamine hirsute spontanée, des carottes et des poireaux.

Chaque année, nous avons démarré les pois gourmands trop tard. La chaleur arrive brusquement en avril et les jeunes plants ne s’en accommodent pas. Tentons de les semer maintenant, ils germeront quand bon leur semblera. C’est tout le génie de la graine que de savoir quand sortir de la dormance.

Avant de mettre mes pois en terre, je les ai passé dans un lait de bouse de vache et d’argile de ma fabrication. J’ai découvert cette technique indienne ancestrale en cherchant pourquoi les jardiniers pro préconisaient la bouse de vache dans les badigeons. L’odeur et la composition de ce mélange devraient éloigner les rongeurs et les champignons... Et pour pouvoir apprécier le résultat j’ai semé un groupe témoin pour chacune des deux variétés de pois.




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Lire aussi : Il faut entretenir l’humus de nos sols

Source : Christine Laurent pour Reporterre

Photos : ©

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