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En bref — Climat

L’ouest de l’Antarctique est très vulnérable au réchauffement climatique

Bordure d'un glacier dans le chenal Lemaire, situé entre la côte ouest de la péninsule Antarctique et l'île Booth.

Une nouvelle étude révèle que l’ouest du continent antarctique est particulièrement sensible à la hausse des températures. C’est la conclusion d’une étude de l’Imperial College de Londres parue dans Nature le 3 janvier.

Pour mieux prédire l’évolution de la calotte glaciaire, les scientifiques ont tenté d’en retracer son histoire. Ils se sont en particulier intéressés à la période du Miocène (- 23 à - 5 millions d’années) qui a été marquée par de fortes variations de températures. Dans le cadre du programme International Ocean Discovery, les scientifiques ont prélevé des sédiments au fond de la mer de Ross, dans le Pacifique Sud et en bordure de l’Antarctique. Les échantillons révèlent qu’une large calotte glaciaire était présente au début du Miocène sur la partie occidentale de l’Antarctique. Mais ces prélèvements révèlent aussi que la calotte a ensuite disparu rapidement pour réapparaître par intermittence. Ces observations montrent que l’extension de la calotte Ouest Antarctique fut bien plus grande qu’on ne le pensait et que la fonte des glaces de cette région a fortement contribué à la remontée du niveau de la mer. Les scientifiques pointent ainsi l’extrême vulnérabilité des glaces de cette région au réchauffement climatique.

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