Surf : des épreuves mondiales se disputeront sur des vagues artificielles... à Abu Dhabi
La 3e étape du WSL Longboard Tour et l’une des étapes du Championship Tour en 2025 auront lieu sur le site de Surf Abu Dhabi (Émirats arabes unis), une piscine salée géante produisant la plus grande vague artificielle du monde. - Surf Abu Dhabi
La 3e étape du WSL Longboard Tour et l’une des étapes du Championship Tour en 2025 auront lieu sur le site de Surf Abu Dhabi (Émirats arabes unis), une piscine salée géante produisant la plus grande vague artificielle du monde. - Surf Abu Dhabi
Durée de lecture : 2 minutes
Le surf du futur se pratiquera-t-il en dehors de l’océan ? Les organisateurs des championnats de la discipline semblent, en tout cas, de plus en plus tentés par les vagues artificielles. Dans un communiqué publié mi-août, la Ligue mondiale de surf a annoncé que la troisième étape du WSL Longboard Tour (qui aura lieu du 27 au 29 septembre prochain) ainsi que l’une des étapes du Championship Tour (CT) en 2025 auront lieu sur le site de Surf Abu Dhabi (Émirats arabes unis), une piscine salée géante produisant la plus grande vague artificielle du monde.
L’installation, détenue et exploitée par Modon Holding, une société spécialisée en construction d’équipements sportifs, a été conçue en partenariat avec le champion de surf Kelly Slater. Elle devrait ouvrir au grand public en octobre, juste après la troisième étape du WSL Longboard Tour. La promesse du lieu ? « Offrir des vagues parfaites, encore et encore, et des profils de vagues adaptés à tous les niveaux », dans une région peu connue pour la qualité de ses spots de surf.
Les surf parks sont décriés par les écologistes
Surf Abu Dhabi est loin d’être le seul simulacre d’écosystème de la capitale émiratie. En juin 2023, la ville avait célébré l’ouverture de Snow Abu Dhabi, une station de ski indoor dotée d’une piste de luge, d’une tyrolienne, d’un « jardin de flocons de neige » et autres attractions glacées… dans une ville où la température flirte toute l’année avec les 30°C.
Prisés par certains surfeurs, qui apprécient la régularité et la prédictibilité des vagues artificielles, les surf parks sont décriés par les écologistes, qui dénoncent leur consommation en eau, leur contribution à l’artificialisation de terres agricoles et leur coût d’accès. Plusieurs projets ont été lancés en France ces dernières années. La mobilisation citoyenne a conduit à l’abandon de certains d’entre eux, notamment à Saint-Père-en-Retz (Loire-Atlantique) et Sevran (Seine-Saint-Denis).