La consommation mondiale de charbon a atteint un record en 2022
La mine de charbon de Jharia, en Inde. - CC BY 2.0 / International accountability project from Brooklyn, United States / Wikimedia Commons
La mine de charbon de Jharia, en Inde. - CC BY 2.0 / International accountability project from Brooklyn, United States / Wikimedia Commons
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Le charbon a encore de beaux jours devant lui. Selon un nouveau rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), sa consommation a augmenté de 3,3 % en 2022, pour atteindre 8,3 milliards de tonnes. Un record.
Cette envolée est due à la croissance continue de la demande en charbon en Asie, où il est utilisé dans des procédés industriels et pour la production d’électricité.
La Chine, l’Inde et les pays du sud-est de l’Asie devraient consommer les trois quarts du charbon mondial en 2023, selon les prévisions de l’AIE. Les États-Unis et l’Union européenne représentent, à l’inverse, moins de 10 % de la consommation de charbon mondiale, contre 40 % il y a trente ans.
En Europe, un déclin insuffisant
Si l’Agence s’attend à ce que le recours au charbon décline en Europe cette année, grâce au développement des renouvelables et au retour du nucléaire et des centrales hydroélectriques, cette baisse ne devrait pas parvenir à inverser, à elle seule, la tendance mondiale à la hausse. Rien qu’au premier semestre de 2023, la demande globale en charbon a déjà augmenté d’1,5 %.
Ultrapolluant, le charbon émet, lors de sa combustion, du dioxyde de carbone (CO₂), l’un des principaux gaz à effet de serre responsables du changement climatique.
Son extraction libère également du méthane piégé dans les veines à charbon. Le « pouvoir réchauffant » de ce gaz est 80 fois supérieur à celui du CO₂. Selon l’AIE, l’exploitation des mines de charbon a émis, en 2018, 40 millions de tonnes de méthane, soit l’équivalent de 1 200 millions de tonnes de CO₂.