La corrida, un spectacle dépendant des aides publiques
« L'organisation de spectacles de corrida est structurellement déficitaire », notre la chambre régionale des comptes d'Occitanie. - Flickr / CC BY-SA 4.0 / Jean-François Le Falher
« L'organisation de spectacles de corrida est structurellement déficitaire », notre la chambre régionale des comptes d'Occitanie. - Flickr / CC BY-SA 4.0 / Jean-François Le Falher
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C’est sur un sujet épineux que la chambre régionale des comptes (CRC) d’Occitanie s’est penchée : la « tauromachie espagnole », ou corrida. Bilan, « l’organisation de spectacles de corrida est structurellement déficitaire. [...] Le souhait de maintenir une tarification attractive et accessible tout en renforçant la qualité des spectacles rend l’équilibre économique de cette activité commerciale difficile à atteindre ».
Ce sujet d’enquête a été proposé à la chambre lors d’une campagne de participation citoyenne. Dans le détail, elle a examiné les soutiens publics de six communes (Béziers, Céret, Nîmes, Bellegarde, Saint-Gilles, Vic-Fezensac) et de la métropole de Nîmes. Ces soutiens restent modestes, relève la CRC. La ville allouant la subvention la plus importante est Béziers — 102 920 euros par an entre 2019 et 2023 — ce qui représente 0,10 % des charges de gestion de la commune. Le pourcentage est de 0,16 % pour Nîmes Métropole (86 111 euros) et, en moyenne, de 0,14 % pour toutes les collectivités examinées.
Un soutien public cependant indispensable pour l’avenir de la corrida. « Les déficits récurrents dégagés ces dernières années par les organisateurs de spectacles de tauromachie espagnole posent au final la question de leur devenir », constate la CRC.