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En brefAgriculture

Des agriculteurs visent des agences d’État et associations environnementales

Plus d'une centaine d'agriculteurs franciliens se sont réunis jeudi 28 novembre matin devant le siège de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) à Paris.

La vague de violences et d’intimidations se poursuit. À l’appel des Jeunes agriculteurs et de la FNSEA, plus d’une centaine d’agriculteurs franciliens se sont réunis tôt jeudi 28 novembre matin devant le siège de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) à Paris.

Ils ont construit un mur de parpaing d’environ 2 mètres de haut pour réclamer la fermeture de l’institut. Les agriculteurs ont également tagué sur le mur le message : « Inra escrolos » et affiché une banderole indiquant « À vendre, ne sert plus à rien — Bail à céder — Économie réalisée : 1,1 milliard d’euros ».

Ils ont ensuite pris la direction de Maisons-Alfort, dans le Val-de-Marne, pour se rassembler devant l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses). Les manifestants ont déposé des boîtes en carton vides devant le siège de l’établissement pour l’inciter « à déménager à Bruxelles, pour qu’elle arrête de contredire les réglementations européennes », a déclaré Cyrille Milard, président de la branche de la FNSEA dans la Seine-et-Marne.

Au-delà des agences d’État, trois associations de protection de l’environnement liées au mouvement France Nature Environnement (FNE) ont été ciblées par des agriculteurs de la Coordination rurale, de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs depuis trois jours. La raison : certains agriculteurs, soutenus par les syndicats, estiment que ces associations entravent leur travail en militant contre le recours aux pesticides et pour une agriculture plus respectueuse du vivant.

Lire aussi : L’Office français de la biodiversité, bouc émissaire facile de la crise agricole

Mercredi 27 novembre à Gap (Hautes-Alpes), un mur de parpaings a été érigé autour du local de la Société alpine de la protection de la nature (SAPN). Mardi 26 novembre à Coutances (Manche), des militants de la Coordination rurale ont déversé des pneus et du fumier sur les locaux de l’association Manche Nature, avec une affiche « Foutez-nous la paix ». Le même jour à Châteauroux (Indre), une trentaine de manifestants ont déversé de la paille devant les locaux de l’association Indre Nature. Les trois associations visées ont annoncé déposé plainte.

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