Le « Giec de l’eau » alerte sur la « catastrophe en cours »
Une rivière asséchée en Afrique du Sud. - Flickr/CC BY 2.0/Abspires40
Une rivière asséchée en Afrique du Sud. - Flickr/CC BY 2.0/Abspires40
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Inondations et sécheresses sont les deux faces d’une même crise : des experts mondiaux ont ainsi alerté le 17 octobre sur la « catastrophe de l’eau » en cours. Le rapport a été publié par la Commission mondiale sur l’économie de l’eau, qui réunit des spécialistes internationaux sur ce sujet, au sein d’une sorte de « Giec de l’eau », le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat.
Après deux ans de travaux, les experts dressent un tableau plus que sombre de notre futur hydrique : « Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, le cycle de l’eau est déséquilibré, ce qui compromet un avenir équitable et durable pour tous », écrivent-ils.
Sans action de la part des États et de la communauté internationale, cette crise mettra en péril plus de la moitié de la production alimentaire mondiale d’ici à 2050, résume le quotidien Les Échos. Elle menacera également d’entraîner une perte de 8 % du PIB dans les pays du monde entier en moyenne d’ici à 2050. La perte pourrait même atteindre 15 % dans les pays pauvres.
Pour répondre à ces défis, la Commission donne cinq « missions » à la communauté internationale :
- lancer une révolution dans les systèmes alimentaires, afin de mieux utiliser l’eau ;
- conserver et restaurer les écosystèmes ;
- mettre en place une économie circulaire de l’eau, avec un focus sur les processus industriels ;
- développer les énergies propres et l’intelligence artificielle, de manière à réduire la consommation en eau ;
- veiller à ce qu’aucun enfant ne meure à cause d’une eau insalubre d’ici à 2030, en garantissant l’approvisionnement fiable en eau potable et l’assainissement pour les communautés mal desservies.
« Le coût de l’inaction sera bien plus élevé que celui de l’action », préviennent les experts. Scientifiques et ONG alertent depuis longtemps sur la crise mondiale de l’eau. Ce nouveau rapport pourra nourrir les discussions à venir sur le sujet, lors de la COP16 biodiversité en Colombie ou de la COP29 sur le climat, en Azerbaïdjan.