Le jardin sans pétrole - De l’art de conserver l’eau quand la sécheresse est là

Durée de lecture : 2 minutes

16 mai 2015 / Christine Laurent (Reporterre)

La sécheresse s’est installée d’un coup sur le jardin. Mais sous la terre l’humidité est là et sans être mirobolante, la récolte permet tout de même de garnir le panier de roquette, d’oseille ou encore de radis.


La sécheresse s’est installée d’un coup. Alors que le pluviomètre est plein à ras bord des pluies du début de semaine, la terre craquelle sous la griffe et s’effrite sous les doigts partout où nous n’avons pas protégé le sol. Nous avons tendance à l’oublier, mais le principal constituant de ce sol est le sable. Nos apports de compost ne font pas
le poids sous le soleil ardent de ce 10 mai qui arrive après des pluies torrentielles. Le résultat est une croûte qui s’est formée sur la surface.

Heureusement dessous l’humidité est là et les graines de coriandre, de capucine, de soucis, d’œillet d’Inde et peut-être même de cosmos ont commencé à germer au milieu d’autres herbes que nous ne savons pas encore nommées. Je regarde chacune de ces petites pousses avant de décider de l’enlever et ce discernement nouveau
procure un sentiment de complicité avec notre bout de jardin. Il faut avoir vu les plantes grandir sur une saison pour les identifier avec certitude lorsqu’elles sont en fleurs, puis les reconnaître à l’état de plantule.

Aujourd’hui nous avons du renfort et en profitons pour préparer les tuteurs en bambou qui viendront soutenir la croissance des plantes grimpantes. Il faut aller couper dans la bambouseraie du centre équestre voisin, puis les effeuiller en conservant autant que possible les tiges latérales qui aideront les vrilles des pois à s’enrouler.

Notre premier essai a été un fiasco, mais le deuxième semis est bien parti. Installé au nord et au pied d’une butte, il profite du soleil levant et ne souffre pas des fortes chaleurs qui arrivent trop tôt.

Les feuilles des bambous sont immédiatement recyclées dans le potager, constituant une protection solaire facile à enlever quand nous aurons besoin de cet espace.

Une nouvelle ligne de carottes en mélange avec des radis a été semée, la première n’ayant pas très bien réussi non plus. Les premières fraises encore toutes vertes ont commencé à remplacer les fleurs. Nous avons cueilli les premières feuilles de roquette très tendre, de l’oseille et encore quelques chicorées et les premiers radis de quarante jours de taille respectable mais un peu durs sous la dent. Décidément ça manque d’eau et de compost !


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Lire aussi : Chronique du jardin sans pétrole - Désherber sans pesticides, rien de plus facile !

Source : Christine Laurent pour Reporterre

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