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En brefClimat

L’été 2025 est le 3e plus chaud jamais enregistré en France

Cet été est classé comme le troisième été le plus chaud jamais enregistré en France depuis le début des mesures en 1900, avec une température moyenne de 22,2 °C.

« Cet été, c’est un peu un avant-goût de l’après. » C’est ainsi que la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, a qualifié l’été qui se termine, à l’occasion de la présentation du bilan climatique de Météo-France, le 2 septembre.

Cet été est classé comme le troisième été le plus chaud jamais enregistré en France depuis le début des mesures en 1900, avec une température moyenne de 22,2 °C, soit une anomalie de +1,9 °C. Derrière les étés 2003 (+2,7 °C) et 2022 (+3,6 °C). Le mois de juin a été particulièrement chaud avec une anomalie de +3,3 °C, juste derrière juin 2003 (+3,6 °C). Autre constat : il s’agit du quatrième été consécutif très chaud.

« Cette réaction de cécité collective n’est pas tenable »

Avec deux épisodes caniculaires, le pays a connu 27 jours en conditions de vague de chaleur, ont calculé les météorologues. Ce qui place 2025 au deuxième rang pour le nombre de jours de vague de chaleur, après l’été 2022 (trente-trois jours en trois épisodes). La limite des 35 °C a été atteinte sur plus de 80 % du territoire. Les 40 °C ont été relevés sur plus de 20 % de la France, « superficie remarquable », selon Météo-France qui ajoute : « Alors qu’il était extrêmement rare au XXe siècle en France, le seuil des 40 °C est franchi tous les ans ces dernières années. » Des niveaux record ont ainsi été relevés le 11 août à Angoulême avec 42,3 °C, à Bergerac (Dordogne) avec 42,1 °C et à Bordeaux avec 41,6 °C.

Enfin, au 1er septembre, on compte une surface de 36 000 hectares brûlés. Le feu de Ribaute (Aude) début août, qui a brûlé 11 133 hectares, est qualifié de feu « hors norme, notamment pour sa superficie ou son intensité », rappelle Météo-France.

Face à ce bilan inquiétant, la ministre a pointé une baisse de l’intérêt des Français pour la protection de l’environnement et la lutte contre le dérèglement climatique. « Cette réaction de cécité collective n’est pas tenable, elle est dangereuse », a-t-elle déclaré. Dans le même temps, elle a souhaité apporter son soutien aux météorologues et scientifiques qui font l’objet de menaces sur les réseaux sociaux. « Nous ne devons rien laisser passer. Je suis avec la plus grande attention ces situations et j’appelle chaque scientifique victime de ces faits à les signaler au plus tôt », a-t-elle précisé.

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