Les travailleurs du nucléaire ont plus de risque de mourir d’une leucémie
Vue au microscope du sang d'un patient atteint de leucémie. - Ajay Kumar Chaurasiya / CC BY-SA 4.0 / Wikimedia Commons
Vue au microscope du sang d'un patient atteint de leucémie. - Ajay Kumar Chaurasiya / CC BY-SA 4.0 / Wikimedia Commons
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Pour les travailleurs du nucléaire, le risque de mourir d’une leucémie se précise. Un lien entre exposition à de faibles doses de rayonnements ionisants et leucémie avait déjà été établi il y a presque dix ans. L’étude épidémiologique Inworks, publiée samedi 31 août dans la revue The Lancet Haematology, confirme que « le risque de décès par leucémie (hors leucémie lymphoïde chronique considérée comme non radio-induite) augmente proportionnellement à la dose cumulée par les travailleurs au cours de leur carrière professionnelle ».
Plus précisément, le risque de leucémie non lymphoïde chronique progresse d’environ 26,8 % pour une augmentation de la dose cumulée absorbée à la moelle osseuse de 100 mGy. Pour parvenir à ce résultat, l’étude inWorks a suivi 310 000 travailleurs de l’industrie nucléaire française, britannique et étasunienne entre 1944 et 2016. « La dose moyenne reçue par les travailleurs est de 16 milligray (mGy) cumulés sur la durée de l’activité professionnelle. Au total, 103 553 décès ont été enregistrés dans la cohorte, dont 771 par leucémie non lymphoïde chronique, 1 146 par lymphome non hodgkinien, 122 par lymphome d’Hodgkin et 527 par myélome multiple », a rapporté l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), qui a relayé les résultats de l’étude.
Pour l’institut, ces résultats « soutiennent la justification d’une protection radiologique des populations exposées aux faibles doses de rayonnements ionisants (travailleurs de l’industrie nucléaire, personnels médicaux, exposition médicale diagnostique…) ».