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En brefMines et métaux

Montagne d’or en Guyane : la justice confirme la non-prolongation du projet minier

Les concessions « sont situées dans la forêt équatoriale de Guyane qui constitue l’une des écorégions les plus riches du monde en termes de biodiversité ».

Le plus grand projet d’extraction d’or primaire jamais proposé en France ne devrait pas voir le jour. La cour administrative d’appel de Bordeaux a confirmé mardi 26 novembre que les concessions de la compagnie minière Montagne d’or ne pouvaient pas être prolongées.

Pour les juges, l’opération présente un risque d’atteintes graves à l’environnement au regard de la nature « extrêmement polluante » et de l’importance de sa dimension industrielle. Ils ont aussi rappelé que les concessions, totalisant environ 40 km2, « sont situées dans la forêt équatoriale de Guyane qui constitue l’une des écorégions les plus riches du monde en termes de biodiversité » et que la zone présente « d’importants enjeux de continuité écologique ».

Avec le projet Montagne d’Or, le consortium russo-canadien Nordgold-Orea mining (ex-Columbus gold) entendait exploiter 80 tonnes d’or primaire en creusant une fosse de 2,5 kilomètres de long et en recourant à la cyanuration dans la forêt guyanaise, à proximité d’une réserve biologique.

Pour lancer les travaux, l’entreprise devait obtenir la prolongation d’une des huit concessions. Demande refusée par le gouvernement en 2019. S’en est suivie une bataille juridique de plusieurs années entre la compagnie minière, l’État et plusieurs associations environnementales comme France Nature Environnement. Est-ce la fin définitive du projet ? La décision de la cour administrative d’appel de Bordeaux peut encore faire l’objet d’un recours devant le Conseil d’État.

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