Média indépendant, en accès libre pour tous, sans publicité, financé par les dons de ses lecteurs
Recevoir la lettre d'info

En bref — Mines et Gaz de schiste

Nicolas Hulot prolonge un permis de recherche d’hydrocarbures de Total au large de la Guyane

Le ministère de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a donné son feu vert à la prolongation du permis exclusif d’exploration d’hydrocarbures « Guyane Maritime », détenu par Total au large de ce département français d’outre-mer, selon un arrêté publié jeudi 21 septembre au Journal officiel.

Total, accompagné de Shell et d’une filiale de Tullow Oil, tous deux maintenant retirés du projet, avait obtenu en 2011 ce permis, qui a pris fin en juin 2016. Ce permis est désormais valable « jusqu’au 1er juin 2019 », précise l’arrêté, et il est le seul qui fera l’objet d’une telle autorisation en Guyane, en vertu de la future loi visant à mettre fin à la production française d’hydrocarbures d’ici à 2040.

Cette loi, que le gouvernement veut faire adopter d’ici à la fin de l’année, prévoit de ne pas renouveler les concessions d’exploitations existantes au-delà de 2040. Mais, pour éviter tout risque de contentieux, l’État a prévu d’autoriser l’octroi d’une concession d’exploitation dans la foulée d’une éventuelle découverte et de prolonger les permis exclusifs de recherche déjà attribués. C’est ce dernier point qui vaut à Total cette prolongation du permis « Guyane Maritime ».

« A quelques jours de l’examen du projet de loi qui vise officiellement à “mettre fin à la recherche et à l’exploitation des hydrocarbures conventionnels et non conventionnels”, cette décision, et l’opacité dans laquelle elle a été prise - nous n’en étions pas informés avant de lire le JO alors que nous sommes en contact avec le cabinet du ministre à propos d’amendements pour améliorer le projet de loi - ne cessent d’étonner, a réagi Maxime Combes, d’Attac France, dans un communiqué. Se dirige-t-on vers la fin des énergies fossiles en France ? Pas vraiment donc, et pas suffisamment vite. En Guyane, Total pourrait ainsi obtenir, grâce au droit de suite qui n’est pas remis en cause par le projet de loi, une concession minimale de 25 ans, conduisant à de l’exploitation pétrolière sur le territoire français jusqu’en 2044, a minima. »

  • Sources : Romandie et Attac France (courriel)

📨 S’abonner gratuitement aux lettres d’info

Abonnez-vous en moins d'une minute pour recevoir gratuitement par e-mail, au choix tous les jours ou toutes les semaines, une sélection des articles publiés par Reporterre.

S’abonner
Fermer Précedent Suivant

legende