Perrier toujours en sursis malgré l’annonce du retrait des filtres illégaux
Perrier a annoncé avoir remplacé ses dispositifs de filtration illégaux par des modèles autorisés. - Paras Kapoor / Unsplash
Perrier a annoncé avoir remplacé ses dispositifs de filtration illégaux par des modèles autorisés. - Paras Kapoor / Unsplash
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Nestlé Waters a annoncé, jeudi 3 juillet, avoir installé un nouveau dispositif de filtration des eaux de Perrier sur son site de Vergèze (Gard), « conformément aux échanges avec les autorités sanitaires ». Ces équipements font 0,45 micron et sont ainsi conformes à la règlementation en vigueur sur les eaux minérales naturelles. Contrairement aux microfiltres de 0,2 micron utilisés précédemment, de manière illégale mais avec l’assentiment du gouvernement.
Le groupe a précisé avoir déjà opéré le même changement il y a deux semaines sur son site des Vosges, où sont produites les eaux Hépar et Contrex. Il a aussi annoncé vouloir déposer ce vendredi 4 juillet « un nouveau dossier d’exploitation d’eau minérale naturelle » auprès du préfet du Gard pour son site de Vergèze.
La production de Perrier n’est toutefois pas tirée d’affaire. Jeudi soir, Nestlé Waters n’avait encore envoyé aucune documentation attestant de l’installation de ces nouveaux microfiltres. Il doit aussi prouver que ces dispositifs n’altèrent pas la flore microbienne de l’eau et n’ont pas de pouvoir désinfectant, ce qui est interdit pour une eau minérale naturelle.
Si ces conditions n’étaient pas remplies, Perrier pourrait perdre son appellation d’eau minérale naturelle, voire perdre l’autorisation d’exploiter ses captages de Vergèze. Sachant que le groupe a déjà prévu de « suspendre » deux captations situées dans la commune, pour ne conserver que ses puits principaux d’Uchaud. Trois puits avaient déjà été écartés, notamment pour contamination par des bactéries d’origine fécale.