Un organisme public de recherche verrouille l’accès à l’information

Durée de lecture : 1 minute

16 janvier 2013 / Sylvestre Huet (AJSPI)


Lors du pic d’actualité du conflit social autour des hauts fourneaux de Florange (Mittal), la presse a longuement traité du projet de capture et stockage du CO2 qui avait été envisagé pour l’un des hauts fourneaux.

Ce projet, composante du programme ULCOS soutenu par la Commission Européenne, avait comme partenaire public le Bureau des recherches géologiques et minières (BRGM). Aussi, je m’étais, comme d’autres collègues probablement, dirigé vers cet organisme de recherche public pour obtenir des informations techniques et scientifiques sur le projet.

Or, le BRGM a établi entre les journalistes et ses ingénieurs et chercheurs une véritable barrière sous la forme d’un service de presse externalisé chez une agence de communication.

Le résultat est lisible dans l’échange de mails disponible plus bas.

J’ai donc fait appel à la ministre, Geneviève Fioraso. Pour l’instant, la seule réaction est le courriel qu’elle m’a fait parvenir et qui est également publié ci-dessous.

J’invite les collègues et membres de l’AJSPI à ne pas laisser passer ce type de comportement, déjà désagréable lorsqu’il s’agit d’entreprises privées, mais insupportable et inacceptable de la part d’un organisme public financé par les deniers publics. Et donc à signaler à l’AJSPI tout comportement de ce type, de manière à ce qu’elle puisse intervenir auprès des pouvoirs publics.

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La lettre adressée à Mme Fioraso et les échanges avec le BRGM ici.

La réponse de Mme Fioraso.



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Source : AJSPI (Association des Journalistes Scientifiques de la Presse d’Information)

Sylvestre Huet est président de l’AJSPI.

Lire aussi : La ministre de l’Ecologie n’a pas le temps de voir les journalistes de l’écologie

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