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Pollutions

Uber doit opter pour des véhicules propres, demandent des ONG du monde entier

Aux États-Unis et en Europe, une large coalition d’ONG environnementales telles que le Sierra Club, Nabu, Respire, MilieuDefensie, Bond Beter Leefmilieu, Les Chercheurs d’Air et Transport & Environment lance ce jeudi 21 novembre la campagne #TrueCostOfUber. Cette action collective vise à sensibiliser les citoyens et les municipalités comme Paris, Bruxelles, Berlin, Amsterdam, Anvers et Manchester, et à pousser Uber à proposer uniquement des véhicules propres d’ici à 2025.

« L’entreprise doit aider ses conducteurs à remplacer leurs véhicules thermiques par des véhicules électriques, comme elle le fait déjà Londres », déclarent les ONG.

Elles appuient leur campagne sur un rapport de l’ONG européenne Transport & Environnement, qui indique que Uber « ajoute des trajets routiers supplémentaires sur les routes urbaines, en très grande majorité effectués avec des moteurs diesel ».

L’étude indique qu’en France, où le marché du taxi a été libéralisé en 2015, le nombre de chauffeurs enregistrés a doublé en trois ans (il est passé de 15.000 en 2016 à 30.000 en 2019). À Paris et Londres, les kilomètres effectués par ces voitures supplémentaires produisent environ 515 kilotonnes d’émissions de CO2 par an, soit 250.000 voitures supplémentaires appartenant à des particuliers.

De plus, « en France, des données du gouvernement indiquent que fin 2017, 90 % des VTC enregistrés étaient des véhicules diesel. Or ces véhicules constituent la principale source d’émission de NOx [oxyde d’azote] dans les villes européennes », relève l’association française Respire. Elle rappelle également que « si l’Union Européenne veut atteindre les objectifs de l’Accord de Paris et limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C, elle doit réduire à zéro les émissions des voitures avant 2050. Dans l’idéal, la vente de véhicules diesel et essence doit donc être interdite en 2030 – au plus tard en 2035. »

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