En bref — Climat : de COP en COP
Une « perte de temps totale » : la Papouasie-Nouvelle-Guinée n’ira pas à la COP29
La ville de Rabaul, en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Le pays est menacé par la montée du niveau des océans provoquée par le changement climatique. - Stefan Krasowski / CC BY 2.0 / Flickr via Wikimedia Commons
La ville de Rabaul, en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Le pays est menacé par la montée du niveau des océans provoquée par le changement climatique. - Stefan Krasowski / CC BY 2.0 / Flickr via Wikimedia Commons
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Il refuse de participer à ce « manège ». Le ministre des Affaires étrangères de Papouasie-Nouvelle-Guinée Justin Tkatchenko, a annoncé ce jeudi que son pays ne participera pas à la COP29 à Bakou en Azerbaïdjan, du 11 au 22 novembre prochain. La raison ? La conférence de l’ONU sur le climat ne serait qu’une « perte de temps totale », estime le ministre.
« Il ne sert à rien d’y aller si nous nous endormons à cause du décalage horaire, parce que nous ne ferons rien », critique le responsable. « Tous les grands pollueurs du monde promettent des millions de dollars pour aider à lutter contre le changement climatique […] Je peux déjà vous dire que tout cela va être confié à des consultants », ajoute-t-il. Justin Tkatchenko dit parler aussi « au nom des petits États insulaires dont la situation est pire que celle de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Ils n’ont bénéficié d’aucune attention ni d’aucune reconnaissance ».
La Papouasie-Nouvelle-Guinée est l’un des pays les plus vulnérables au dérèglement climatique. En mai dernier, un vaste glissement de terrain a englouti un village entier et enseveli plus de 2 000 personnes dans le centre-est de l’île de Nouvelle-Guinée. Bordé par l’océan, cet état qui a vu sa population plus que doubler depuis 1980 est menacé par l’élévation du niveau de la mer. Tandis qu’il abrite la troisième étendue de forêt tropicale de la planète, selon le Fonds mondial pour la nature, ses vastes réserves d’or, de cuivre, de nickel, de gaz naturel et de bois ont attiré les investissements de nombreuses multinationales.