Voici pourquoi les écologistes doivent s’allier avec le gouvernement

Durée de lecture : 4 minutes

2 avril 2015 / Jean-Luc Bennahmias

« Plus que jamais les crises sociale, écologique et morale que traverse notre pays, nécessitent un rassemblement des forces de progrès, revendiquant une vision moderne de la sociale-démocratie et de l’écologie, afin, entre autre, d’assurer la présence d’un candidat progressiste au second tour de l’élection présidentielle. »

Le résultat du second tour des élections départementales rappelle durement que la division de la gauche, face à une droite unie et à une extrême droite en recrudescence, prive bien trop souvent les candidats de la gauche réformiste de second tour.

Plus que jamais les crises sociale, écologique et morale que traverse notre pays, nécessitent un rassemblement des forces de progrès, revendiquant une vision moderne de la sociale-démocratie et de l’écologie, afin, entre autre, d’assurer la présence d’un candidat progressiste au second tour de l’élection présidentielle.

Le choix de porter des réformes nécessaire (pacte de compétitivité, loi Macron, loi transition énergétique, loi biodiversité...) engagé par le Président de la République et le Premier ministre est celui d’une politique de responsabilité et de bon sens.

Mais pour pleinement réussir, cette démarche salutaire doit s’appuyer sur les forces vives du pays : politiques, associatives, syndicales, civiles et culturelles, rassemblées autour de grandes réformes, visant à recréer de l’emploi, en favorisant la recherche, l’innovation et redynamiser notre tissu économique.

Une logique de réconciliation

Cette politique doit se faire dans une logique de réconciliation entre l’entrepreneuriat et le développement durable, entre l’agriculture et la défense de l’environnement, pour progresser sur la voie d’une économie décarbonée et circulaire, c’est-à-dire écologiquement vertueuse.

Une partie de l’extrême-gauche et des écologistes, prônant pour l’avenir une stratégie du passé et défendant une politique de dépense publique sans limites, contestera sans cesse les réformes, pourtant essentielles au redressement du pays. En s’accommodant - se complaisant ? - ainsi d’une culture de l’opposition perpétuelle, cette gauche là refuse d’affronter enfin la réalité de la gestion dans une économie à faible croissance, face aux bouleversements des modes de production.

Nous, les démocrates, écologistes et progressistes assumons et assumerons nos responsabilités : en soutenant cette politique réformiste et ambitieuse, nous faisons le choix de participer au redressement du pays, dans l’esprit républicain de justice sociale, de défense de l’environnement, du vivre ensemble et de laïcité.

Nous, les démocrates écologistes et progressistes, assumons un clair positionnement pro-européen, défendant l’idée d’une Union Européenne abandonnant les politiques d’austérité, plus lisible, aux pouvoirs plus clairs, offrant des politiques porteuses d’espoirs, innovantes, et positives en particulier pour la jeunesse.

Nous revendiquons l’idée d’une Union Européenne au poids plus conséquent dans le concert des nations et à l’action diplomatique plus puissante face aux enjeux climatiques, et aux bouleversements mondiaux (nouveaux pays émergents, conflits meurtriers, guerres larvées, menaces terroristes) qui redessinent un monde nouveau.

Nous, les démocrates, écologistes et progressistes soutenons l’idée d’une gauche plus moderne, bâtie autour de responsables politiques réunis pour proposer les grandes réformes dont le pays à besoin, assumant le dépassement des clivages de postures, des oppositions factices, des schémas d’hier, et permettant le rassemblement dans une maison commune, des progressistes, des écologistes et des sociaux-démocrates.

Car nous sommes convaincus qu’aucun camp, aucun parti, ne peut envisager d’alimenter seul cette réflexion, tant elle oblige au changement de réflexes, et à tourner le dos aux attitudes d’hier. Celles et ceux qui n’ont pas renoncé au redressement économique, démocratique ou moral et à une grande ambition pour le pays, ont à faire ensemble, rassemblés.


Signataires :

Jean-Luc BENNAHMIAS | président du Front Démocrate, écologique et social

Yves PIETRASANTA | président de Génération Écologie

Michel SUCHOD | président de la Gauche Moderne et Républicaine

François-Michel LAMBERT | député EELV, président de l’Institut de l’Économie Circulaire

France GAMERRE | présidente d’honneur de Génération Écologie

Christophe MADROLLE | secrétaire général du Front Démocrate, écologique et social

Gilles CASANOVA | secrétaire général de la Gauche Moderne et Républicaine

Antonio DUARTE | président Les Progressistes, fondateur du Club Planète Verte

Gilles SAULIERE | secrétaire général Les Progressistes

Yves PACCALET | écologue, conseiller régional Rhône Alpes



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Source : Courriel à Reporterre

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