35 étudiants d’AgroParisTech exclus 15 jours après une mobilisation contre l’agro-industrie
Des étudiants ont occupé une partie du campus d'AgroParisTech, ici le 20 janvier 2026. - © NnoMan Cadoret / Reporterre
Des étudiants ont occupé une partie du campus d'AgroParisTech, ici le 20 janvier 2026. - © NnoMan Cadoret / Reporterre
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Évacuation policière, exclusions, « suites disciplinaires » annoncées… Les mesures punitives pleuvent sur les étudiants du campus Palaiseau d’AgroParisTech. 35 étudiants de la prestigieuse école d’agronomie ont été exclus quinze jours, du 26 janvier au 10 février, après une mobilisation de quatre jours dans les deux bâtiments principaux du campus, selon le collectif Agro en lutte.
Parmi les revendications principales du mouvement : la contestation du traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur, de la politique de l’abattage total lié à la dermatose bovine, mais aussi les liens entre le conseil d’administration et le syndicat agricole productiviste la FNSEA.
D’après un courriel consulté par Reporterre, par lequel le directeur général d’AgroParisTech, Laurent Buisson, justifie l’exclusion des étudiants, l’établissement reproche aux participants du blocage d’avoir empêché « les agents de sécurité de faire leur ronde pour vérifier les conditions de sécurité incendie », d’avoir introduit des réchauds et des bonbonnes de gaz, et outrepassé l’interdiction unilatérale de conférences auxquelles se sont rendus plus de 200 étudiants. Un dernier reproche quasi contradictoire, au regard des autres blâmes listés par le directeur : « Vous avez participé à la forte perturbation du déroulement d’autres événements autorisés, prévus de longue date et qui se tenaient au même moment sur le campus. »
Selon le collectif Agro en lutte, à l’initiative de la mobilisation, les 35 étudiants auraient reçu cette même notification par mail le dimanche 25 janvier.