A Paris, des « uritrottoirs » pour transformer le pipi en engrais

Durée de lecture : 2 minutes

2 janvier 2017



L’urine ne se perd plus et peut devenir un fertilisant... même en ville ! Depuis ce lundi 2 janvier au matin, des « uritrottoirs » sont en effet disposés gare de Lyon à Paris. Ces urinoirs, à mi-chemin entre une pissotière de rue et une jardinière, sont équipées de paille ou de sciure de bois, et permettent de transformer les épanchements des messieurs pris par des envies pressantes en engrais.

Comment ? La botte de paille contenue dans ces vespasiennes sèches est imprégnée par l’urine et elle finit par noircir et devenir du fumier qui, après un passage dans une station de compostage, se transformera en compost. En attendant cette mutation, le carbone présent dans la paille, mêlé à l’azote de l’urine, capte les mauvaises odeurs. Et le système renfermé dans une boite métallique est surmonté de plantes odorantes.

« Nous nous sommes inspirés du système de toilettes sèches que nous avons mis au point pour les festivals », indiquent Laurent Lebot et Victor Massip, les associés de l’agence Faltazi à l’origine de ce projet. L’urinoir sec champêtre se présentait sous la forme d’un entonnoir. Les designers de l’agence nantaise ont donc imaginé la version citadine de leur urinoir « écologique et économique. Le gros avantage de notre système est qu’il n’est pas raccordé aux égouts. On peut soit pomper l’urine dans des camions dédiés, soit remplacer la paille. En revanche, il faut que les systèmes soient installés à proximité d’une station de compostage. Si l’on doit faire des dizaines de kilomètres pour composter les déchets, la dimension écologique est largement diminuée », souligne Laurent Lebot. « Une fois composté, les résidus pourront être utilisés comme engrais pour l’horticulture », décrit son associé.

- Source : Le Figaro





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