A Paris, devant le Carillon, le silence et l’émotion

Durée de lecture : 1 minute

16 novembre 2015 / par Camille Martin (Reporterre)



C’est à deux pas de La Ruche, où travaille Reporterre, que se trouvent le Carillon et le Petit Cambodge. Ce lundi à midi, des centaines de personnes se sont réunies pour un long moment de silence et de recueillement.

Midi, malgré la foule, le calme règne rue Bichat. Un silence doux, à peine troublé par le crépitement des appareils photo. Derrière un cordon de caméras, des centaines de personnes sont venues se recueillir.

Devant les devantures fermées du Petit Cambodge et du Carillon, les trottoirs ont disparu sous un tapis de fleurs et de bougies.

Sur les fenêtres, dans les impacts de balles, des roses ont éclos. « Même pas peur », « Non à la haine », « L’amour, pas la guerre ».... les messages de paix défient la peur et l’amalgame.

Midi et une minute. Elle a paru durer bien plus longtemps. Des applaudissements, puis quelques voix entament doucement une Marseillaise, dans les sanglots, parfois.

- Ecouter La Marseillaise :

Le silence revient. Les mots se taisent.

Un instant d’hommage pour dire en silence notre solidarité. Puis chacun repart, prendre un café sur une terrasse ou un partager un repas entre amis. La vie continue.





Lire aussi : Sortir, marcher, vivre. Paris, samedi 14 novembre

Source : Les journalistes de Reporterre

Photos : © Lorène Lavocat/Reporterre
. chapô : dans un trou creusé par une balle dans la vitrine du Carillon, une fleur.



Documents disponibles

  Sans titre
THEMATIQUE    Quotidien
11 juillet 2020
Politiques, grands patrons, paysans... « La cause animale est transpartisane »
Entretien
9 juin 2020
Malgré le Covid, la santé environnementale reste aux oubliettes
Enquête
10 juillet 2020
En Allemagne, le militant Loïc Schneider condamné à trois ans de prison
Reportage


Sur les mêmes thèmes       Quotidien



Du même auteur       Camille Martin (Reporterre)