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Politique

Affaire du siècle : le ministre de Rugy ne convainc pas

Drôle de coïncidence : mercredi 27, alors que les températures battaient des records pour un mois de février, le ministre de la Transition écologique, François de Rugy, et ses deux secrétaires d’État recevaient pour un débat des signataires de la pétition de l’Affaire du siècle. La pétition a reçu plus de deux millions de signatures en trois mois et soutient une assignation en justice de l’État pour « inaction climatique ».

175 signataires étaient donc présents mercredi soir, invités après avoir répondu à un appel lancé par le ministère sur Facebook. L’évènement était organisé dans le cadre du « grand débat national ». Parmi les participants, se trouvaient une majorité de jeunes, bien renseignés sur les questions écologiques. Le débat était organisé de façon à prendre une série de questions, puis accorder un temps de réponse au gouvernement.

« On sait ce qu’il faut faire, mais quand est-ce qu’on commence ? » a lancé Sarah, 26 ans, donnant le ton de la soirée : une grande partie des invités étaient venus chercher l’annonce d’actions concrètes. Un groupe d’une trentaine d’entre eux s’était d’ailleurs préalablement concerté pour préparer la soirée, afin d’essayer de bousculer ce qui était vu comme une « opération de com’ » du ministre.

« J’ai été très étonné par la qualité des interventions, le gouvernement a été mis en défaut plusieurs fois », témoigne Paul Valque, doctorant travaillant sur les coraux. « Mais l’organisation du débat a permis au gouvernement ne de pas répondre à certaines questions. Notamment, le débat a majoritairement parlé de CO2 mais ce n’est pas le seul problème, c’est l’anthropocène, le problème ! »

« Ils ont répété que la France était en avance sur bien d’autres pays », rapporte également Charlotte Catrou, qui travaille pour le collectif de youtubeurs On est prêts. « Je retiens surtout la phrase de De Rugy, qui a dit qu’il n’était pas question que la France entre dans une stratégie de décroissance mais qu’il comptait sur la technologie. Pourtant, on sait que nos ressources sont en cours d’épuisement ! Je ne plaçais pas beaucoup d’espoir dans ce gouvernement, mais là encore moins. »

Nos deux interlocuteurs rapportent une salle en tension vers la fin du débat, avec des ministres n’ayant pas réussi à convaincre la majorité de l’auditoire. « Ces échanges ne resteront pas lettre morte », a promis le ministre à l’issu du débat.


  • Source : Reporterre et France 24
  • Photo : mercredi 27 février, au ministère de la Transition écologique. @FdeRugy sur Twitter

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