Au Japon, une falsification de documents sur les risques nucléaires
Centrale nucléaire de Hamaoka, exploitée par Chubu Electric Power, au Japon, le 18 décembre 2025. - © Suzuki Kosuke / Yomiuri / The Yomiuri Shimbun via AFP
Centrale nucléaire de Hamaoka, exploitée par Chubu Electric Power, au Japon, le 18 décembre 2025. - © Suzuki Kosuke / Yomiuri / The Yomiuri Shimbun via AFP
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Quinze ans après l’accident de Fukushima, l’Autorité de régulation nucléaire japonaise a été victime d’une falsification des données de sécurité. L’exploitant de la centrale de Hamaoka, dans le centre du Japon, a reconnu avoir sous-estimé l’intensité maximale d’un tremblement de terre potentiel sur sa centrale, située en zone sismique, indique notamment France info.
Des salariés de la compagnie Chubu Electric Power chargés des simulations ont délibérément choisi, depuis 2018, de travailler à partir de données inexactes. Cela a été reconnu le 5 janvier par l’entreprise : « La méthode employée pour estimer la résistance sismique était intentionnellement différente de celle expliquée aux autorités », a déclaré son patron, Kingo Hayashi.
C’est sur la base de ces déclarations des constructeurs que l’Autorité de sûreté nucléaire évalue si ces réacteurs sont conformes aux normes édictées après l’accident de Fukushima.
Toutes les procédures d’examen qui devaient permettre à Chubu Electric Power de relancer ses deux réacteurs ont été stoppées en décembre. L’Autorité de régulation du nucléaire a ouvert une enquête après avoir reçu un signalement en février. La catastrophe de Fukushima, en 2011, avait conduit le Japon à débrancher son parc nucléaire. 14 réacteurs ont récemment été relancés, sur les 54 que comptait l’archipel avant 2011.