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En brefSanté

Certains additifs alimentaires pourraient augmenter le risque de cancers

L'étude a été réalisée sur 92 000 adultes, avec un suivi moyen de sept ans.

Il pourrait exister un lien entre l’ingestion de certains additifs émulsifiants et un risque accru de cancers, en particulier du sein et de la prostate. C’est ce que suggère une étude publiée dans la revue Plos Medicine.

Les émulsifiants sont parmi les additifs les plus fréquemment utilisés par l’industrie agroalimentaire pour produire des aliments ultra-transformés, qui représentent 30 à 60 % de l’apport énergétique alimentaire des adultes en Europe et en Amérique du Nord. Ils sont souvent ajoutés aux pâtisseries, gâteaux, glaces, barres chocolatées, pains, margarines et plats préparés, afin d’améliorer leur apparence, leur goût, leur texture et leur durée de conservation.

Pour la première fois au niveau international, une équipe de chercheuses et chercheurs français — de l’Inserm, de l’Inrae, des universités Sorbonne Paris Nord et Paris Cité ainsi que du Cnam, regroupés au sein du Cress-Eren — s’est intéressée aux relations entre ces émulsifiants et le risque d’apparition de plusieurs localisations de cancers dans une grande étude. Ils ont analysé les données de santé de 92 000 adultes participant à l’étude de la cohorte française NutriNet-Santé, en évaluant spécifiquement leur consommation de ce type d’additifs alimentaires.

Après un suivi moyen de sept ans, les chercheurs ont constaté que des apports plus élevés en monoglycérides et diglycérides d’acides gras (E471) étaient associés à des risques accrus de cancers au global (une augmentation de 15 % du risque chez les plus forts consommateurs), de cancers du sein (+24 %), et de cancers de la prostate (+46 % du risque). D’autre part, les femmes ayant des apports plus élevés en carraghénanes (E407 et E407a) avaient 32 % de plus de risque de développer des cancers du sein.

Comme le précisent eux-mêmes les chercheurs, il s’agit néanmoins de la première étude observationnelle en la matière, qui ne suffit pas, à elle seule, à établir de lien de cause à effet.

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