Chaleur, inondations... Un quart des futurs data centers français vulnérable aux risques climatiques
Le data center Par8 à La Courneuve (Seine-Saint-Denis), en mars 2025. - © Philippe Blanchot / Hemis via AFP / AFP
Le data center Par8 à La Courneuve (Seine-Saint-Denis), en mars 2025. - © Philippe Blanchot / Hemis via AFP / AFP
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La France figure au 5e rang des pays les plus exposés aux risques climatiques affectant les futurs data centers. C’est ce qui ressort d’une étude du cabinet d’analyse des risques climatiques XDI, qui s’est penché sur 2 600 projets de data centers à l’échelle mondiale.
Sur les 38 projets de centres de données français analysés, 26 % sont considérés comme « à haut risque » dès 2026. « Le risque de dommages matériels lié aux aléas climatiques devrait être multiplié par plus de quatre (+ 300 %) en France, d’ici la fin du siècle », estime XDI. Ces usines à serveurs, nécessaires au fonctionnement de l’intelligence artificielle et dont la construction nécessite des centaines de millions d’euros d’investissement, sont donc particulièrement vulnérables.
Elles sont notamment exposées aux risques de chaleur extrême ou d’inondation côtière qui s’accentuent avec la montée du niveau de la mer et le dérèglement du cycle de l’eau. C’est particulièrement vrai dans les régions Nouvelle-Aquitaine et Hauts-de-France, qui prévoient respectivement d’accueillir six et trois « hyperscales », les data centers géants.
Oklahoma, Louisiane, Kansas, Séoul, Rio, Berlin… Dans le monde, de nombreux regroupements de centres de données se situent dans des territoires très exposés aux effets du changement climatique, note par ailleurs l’étude.