Chaleurs extrêmes : la moitié de la population mondiale y sera exposée en 2050
Un ouvrier espagnol en pleine vague de chaleur à Ronda (Espagne), le 2 juillet 2025. - © Jorge Guerrero / AFP
Un ouvrier espagnol en pleine vague de chaleur à Ronda (Espagne), le 2 juillet 2025. - © Jorge Guerrero / AFP
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Près de la moitié de la population mondiale, soit 3,79 milliards de personnes, connaîtra des températures extrêmement chaudes en 2050. C’est le double d’aujourd’hui. Telle est l’estimation de scientifiques de l’université britannique d’Oxford, qui ont publié leurs résultats le 26 janvier dans la revue Nature Sustainability.
Ces chiffres ont été estimés par les chercheurs dans l’hypothèse où nous atteindrions 2 °C de réchauffement planétaire dès 2050, ce qui paraît de plus en plus probable, d’après les climatologues. Par rapport à la période 2006-2016, où le réchauffement avait atteint 1 °C au-dessus de la température préindustrielle, le nombre de jours de chaleurs extrêmes devrait doubler dans des pays comme l’Autriche et le Canada, augmenter de 150 % au Royaume-Uni, en Suède ou en Finlande, de 200 % en Norvège et de 230 % en Irlande.
Cela aura « un impact sans précédent sur absolument tout »
Si la hausse est la plus spectaculaire dans des pays froids, les personnes affectées, en chiffres absolus, par ces chaleurs extrêmes seront les plus nombreuses en Inde, au Nigeria, en Indonésie, au Bangladesh, au Pakistan et aux Philippines, selon l’étude. Les hausses les plus dangereuses de températures auront aussi lieu en République centrafricaine, au Nigeria, au Soudan du Sud, au Laos et au Brésil.
« Nos résultats devraient faire l’effet d’un signal d’alarme, commente dans un communiqué Radhika Khosla, chercheuse à la Smith School of Enterprise and the Environment, de l’université d’Oxford, et autrice principale de l’étude. Dépasser 1,5 °C de réchauffement aura un impact sans précédent sur absolument tout, de l’éducation à la santé, de l’immigration à l’agriculture. Le développement durable à bilan carbone nul demeure la seule voie éprouvée pour inverser cette tendance vers des chaleurs extrêmes. Il est impératif que les responsables politiques reprennent l’initiative en ce sens. »