Compostage : « Malgré le retard, la dynamique est enclenchée »
Selon l’Ademe, seulement un tiers des Français détient une solution pour trier et valoriser ses déchets alimentaires et ses résidus de végétaux. - Bernard Dejean / CC BY-SA 4.0 / Wikimedia Commons
Selon l’Ademe, seulement un tiers des Français détient une solution pour trier et valoriser ses déchets alimentaires et ses résidus de végétaux. - Bernard Dejean / CC BY-SA 4.0 / Wikimedia Commons
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En France, le compostage (enfin) à la mode ? Trois mois après l’entrée en vigueur de l’obligation du tri à la source des biodéchets, le Réseau compost citoyen (RCC), le Réseau compost in situ (RCIS) et le Réseau de l’assainissement écologique (RAE) ont établi un premier bilan, publié le mardi 7 mai. D’après ces organisations, « la dynamique est enclenchée, malgré le retard en la matière et les disparités entre les territoires ».
La législation n’est pas une baguette magique et elle n’a pas permis de rattraper le retard accumulé par la France sur ses voisins européens sur le tri et la valorisation des biodéchets. Selon l’Ademe, seulement un tiers des Français détient une solution pour trier et valoriser ses déchets alimentaires et ses résidus de végétaux. Ces biodéchets représentent encore 38 % des ordures ménagères, soit 6 millions de tonnes qui pourraient être valorisées comme amendement au lieu d’être enfouies ou incinérées.
Dans leur communiqué, les trois réseaux observent toutefois que la couverture médiatique du compostage est plus importante, les métiers de la filière sont plus visibles, et le secteur embauche de plus en plus. Le Réseau compost in situ, qui travaille avec des professionnels et des agriculteurs, a enregistré une hausse de ses adhérents en 2023 et 2024 et identifié « une dizaine de porteurs de projet qui souhaitent se lancer dans le compostage de territoire », souligne la coordinatrice du réseau Caroline Thieffry, coordinatrice du réseau.