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Contre le champignon du pêcher, rien ne vaut la coquille d’œuf

Durée de lecture : 2 minutes

25 février 2017 / Christine Laurent (Reporterre)

On se croirait presque au printemps. Le jardin sort peu à peu de la torpeur hivernale. Il est temps d’installer un surprenant dispositif pour prévenir les attaques de la cloque du pêcher.

Il y a comme un air de printemps, les oiseaux s’affairent et piaillent tous en même temps si bien que je n’arrive plus à distinguer à qui appartiennent les quelques chants que j’avais réussi à mémoriser l’année dernière. Être ornithologue demande une oreille musicale !

Comme l’indiquent les adeptes de la coquille d’œuf crue pour éloigner le vilain champignon responsable de la cloque du pêcher, c’est maintenant, avant l’éclosion des bourgeons, qu’il faut agir. J’ai emporté dans mes sacoches de vélo une petite installation prête à l’emploi ; le filet recyclé d’un achat de clémentines à la pause méridienne que j’ai rempli de coquilles crues avant de le recoudre. Le voilà fixé au cœur de l’arbre.

En le regardant dans le viseur de mon téléphone portable, j’ai du mal à croire que la cloque va reculer par cette simple présence ! Je viendrais dans les prochaines semaines avec une préparation à base d’ail cru que lectrice du Jardin sans pétrole m’a envoyée. Merci à Isabelle qui publie les expériences de son jardin associatif sur un blog. Elle y développe l’idée du refuge vivant car, dit-elle, « c’est désormais la responsabilité de toutes les personnes conscientes - et qui disposent d’un petit espace de terre - d’en faire un refuge pour la biodiversité. »

Quand les perces-neige sont en fleurs, les grosses gelées sont terminées m’explique en passant nous dire bonjour la propriétaire du centre équestre. Ça tombe bien car la terre est meuble et suffisamment sèche pour transplanter notre petite production d’oseille qui occupe le même espace depuis trois ans.

J’ai préparé depuis l’automne un coin en partie ombragé où nous allons pouvoir installer les pieds en les rajeunissant, c’est-à-dire en les divisant de manière à alléger la taille des racines. C’est un travail un peu répétitif qui nous occupe tout l’après-midi. Nous avons juste le temps de cueillir sous les arbres les premiers pissenlits avant de rejoindre la gare, fourbus et gorgés d’oxygène.



Source et photos : Christine Laurent pour Reporterre

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