En bref — Catastrophes nucléaires
Coque percée de Tchernobyl : la protection de la centrale est « compromise »
L'arche qui protège le réacteur endommagé de la centrale nucléaire de Tchernobyl a été touchée par un drone russe le 14 février. - Wikimedia Commons / CC BY-SA 4.0 / Chernobyl Nuclear Power Plant
L'arche qui protège le réacteur endommagé de la centrale nucléaire de Tchernobyl a été touchée par un drone russe le 14 février. - Wikimedia Commons / CC BY-SA 4.0 / Chernobyl Nuclear Power Plant
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La gravité des dégâts infligés au réacteur accidenté de Tchernobyl se confirme. Le trou de 15 m2 causé par l’attaque d’un drone sur l’arche de confinement est toujours là et 70 % de sa membrane intérieure, censée protéger le site des éléments extérieurs, est détruite, a indiqué l’adjoint au chef de l’exploitation du nouveau confinement Rouslan Hinochouk à Franceinfo, dans un article paru lundi 28 avril.
« Des éléments pourraient générer de nouvelles fuites de substances radioactives », a-t-il alerté, ajoutant que la « fonction de protection » du revêtement hermétique de l’arche était « compromise ».
Ces informations confirment celles d’un rapport de l’ONG Greenpeace daté du 20 mars, qui estimait que 50 % de la partie nord du toit, ainsi qu’une partie du toit sud et des murs latéraux, avaient été affectés par l’attaque russe.
Le 14 février, un drone explosif s’était abattu sur l’installation, provoquant un incendie dans l’arche. Inaugurée en 2019, elle a pour vocation de protéger le réacteur accidenté en 1986 et le premier sarcophage construit par les Soviétiques. La centrale nucléaire de Tchernobyl est à nouveau sous contrôle ukrainien après avoir été occupée par les Russes en février et mars 2022.