De nouvelles centrales nucléaires ne sauveront pas le climat, dit un rapport
La centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly, en France (photo d'illustration). - © Mathieu Génon / Reporterre
La centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly, en France (photo d'illustration). - © Mathieu Génon / Reporterre
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« Le déploiement de nouvelles centrales nucléaires n’est pas une approche viable pour atteindre les objectifs climatiques », notamment en Europe. Telle est la conclusion du rapport de l’ONG étasunienne Global Energy Monitor (GEM), sorti le 4 septembre. Selon l’organisation, l’atome ne peut pas contribuer à décarboner le mix énergétique du Vieux Continent en raison du vieillissement des infrastructures, de l’allongement des délais de construction des nouvelles centrales, de l’escalade des coûts et de la concurrence des énergies renouvelables.
Pour aboutir à cette conclusion, l’organisation a analysé le Global Nuclear Power Tracker (GNPT), une base de données mondiale qui répertorie toutes les installations nucléaires, qu’elles soient en service, annoncées, en construction, annulées ou mises hors service. En septembre 2025, l’Union européenne exploite 157 gigawatts (GW) de capacité nucléaire. La part du nucléaire dans le mix électrique européen est passée de 25 % en 2005 à moins de 20 % en 2024. 90 % de cette production provient de réacteurs de plus de 35 ans.
Et la relève n’est pas assurée : sur l’ensemble de la capacité nucléaire prévue, 25 % a été annulée et seulement 2 % est actuellement en construction. « Les projets nucléaires sont systématiquement confrontés à des risques élevés de retard, de dépassement des coûts et d’abandon, observe l’ONG. Par exemple, la construction de l’unité 3 du projet Olkiluoto en Finlande a pris dix-sept ans, tandis que l’unité 4 a été annulée en 2015. La plupart des projets actuellement en cours de développement ne devraient pas entrer en service avant la prochaine décennie, ce qui annule leur contribution potentielle à l’objectif climatique de 1,5 °C. »