Déviation de Saint-Péray : une élue écologiste jugée... pour « port illégal d’écharpe officielle »
Maud Grard lors d'une manifestation propalestinienne, avec son écharpe. A droite, la zone concernée par la déviation. - Montage Reporterre
Maud Grard lors d'une manifestation propalestinienne, avec son écharpe. A droite, la zone concernée par la déviation. - Montage Reporterre
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Son méfait ? S’identifier comme élue. La conseillère régionale écologiste Maud Grard est convoquée au tribunal correctionnel de Privas (Ardèche), mardi 7 octobre. Elle est poursuivie pour « port illégal d’écharpe tricolore » et encourt un an de prison et 15 000 euros d’amende.
Les faits remontent au 10 octobre 2024. Ce jour-là, Mme Grard se rend à une mobilisation contre l’abattage d’arbres dans le cadre du chantier de la déviation routière de Saint-Péray (Ardèche). Elle porte une écharpe tricolore portant l’inscription dorée « région Auvergne-Rhône-Alpes ».
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« Je porte cette écharpe pour être identifiée lors des cérémonies officielles ou pendant les manifestations », explique-t-elle au média en ligne Basta. « Si je n’ai pas d’écharpe à ce moment-là, la police ne sait pas qu’elle a affaire à une élue et j’ai moins la possibilité de discuter », dit-elle encore.
Las, le maire de Saint-Péray et président de la communauté de communes Rhône Crussol Jacques Dubay, favorable au projet de déviation, porte alors plainte pour « port illégal d’écharpe tricolore ». Motif, seuls les maires et les parlementaires peuvent porter l’écharpe tricolore officielle, pas les élus départementaux et régionaux.
Quelle que soit la décision du tribunal, l’élue écologiste poursuivra son engagement contre la déviation, a-t-elle indiqué à Basta. Malgré les menaces qu’il fait peser sur des espèces protégées, le chantier a repris en septembre et les opposants installés dans les arbres ont été expulsés par les forces de l’ordre.