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Climat

En Australie, la Grande Barrière vient de vivre son pire épisode de blanchissement de coraux

Avec l’été austral qui vient de s’achever, la Grande Barrière de corail a vécu son plus grave épisode de blanchissement de coraux, ont annoncé des chercheurs australiens, mardi 7 avril. Ils estiment que ce phénomène dû au réchauffement climatique menace la survie même de ce joyau australien classé au patrimoine mondial.

Au terme d’une vaste étude conduite (lien en anglais) le mois dernier, le professeur Terry Hughes, de l’Université James Cook, basée à Townsville, dans l’État du Queensland (Nord-Est), a indiqué que l’ensemble qui s’étend sur 2.300 kilomètres avait connu un nouvel épisode de blanchissement, le troisième en cinq ans, en raison de températures de l’eau records.

« Nous avons passé en revue 1.036 récifs depuis les airs au cours de la deuxième quinzaine de mars pour mesurer l’importance et la gravité du blanchissement des coraux sur toute la Grande Barrière de corail, a déclaré Terry Hughes. Pour la première fois, des phénomènes graves de blanchissement ont été observés dans les trois grandes régions de la Grande Barrière, le nord, le centre et d’importantes portions du secteur sud. »

Le blanchissement est un phénomène de dépérissement qui se traduit par une décoloration. Il est dû à la hausse de la température de l’eau, celle-ci entraînant l’expulsion des algues symbiotiques qui donnent au corail sa couleur et ses nutriments. Les récifs peuvent s’en remettre si l’eau refroidit, mais ils peuvent aussi mourir si le phénomène persiste.

La température de l’eau dans la région de la Grande Barrière a été en février la plus élevée depuis le début des relevés en 1900. La Grande Barrière, inscrite au patrimoine de l’Humanité depuis 1981, est une importante source de revenus pour le secteur touristique australien. L’ensemble de 345.000 kilomètres carrés avait évité de justesse en 2015 d’être placé par l’Unesco sur sa liste des sites en péril.

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