En France et en Belgique, protestations contre la prolongation des centrales nucléaires
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Dimanche 28 février, la ministre de l’Environnement Ségolène Royal a déclaré être prête à « donner le feu vert » à la prolongation de dix ans des réacteurs nucléaires. Leur durée de fonctionnement passerait ainsi de 40 à 50 ans.
La ministre a précisé que cela se ferait dans le cadre de la loi de transition énergétique, qui prévoit une « baisse de la part du nucléaire de 75 à 50% dans la production d’électricité pour monter en puissance sur le renouvelable ».
Pas de quoi rassurer les écologistes. « L’écologie c’est fini », a twitté le nouveau secrétaire national d’Europe Écologie-Les Verts (EELV) David Cormand.
Lundi 29 février, en Belgique, cet allongement de la durée de fonctionnement est attaquée en justice. La prolongation des centrales Tihange 1 et Doel 1 et 2 a été décidée en juin 2015, et formalisée par un accord entre l’Etat belge et la compagnie Electrabel (filiale d’Engie). Des coopératives d’énergies renouvelables belges, luxembourgeoises et néerlandaises, soutenues par Greenpeace, ont déposé plainte auprès de la Commission européenne. Selon ces entreprises, l’accord Etat belge-Electrabel constitue une aide publique illégale, car les risques économiques de la prolongation seraient ainsi largement assumés par l’État fédéral.
- Sources : RTBF et Nouvel Obs.