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En brefNucléaire

L’ASN attaquée devant le Conseil d’Etat pour avoir validé la cuve de l’EPR de Flamanville

Jeudi 30 novembre, quatre associations écologistes ont déposé un recours contre l’avis de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) du 10 octobre 2017 selon lequel l’anomalie du fond et du couvercle de la cuve du réacteur EPR de Flamanville (Manche) n’est « pas de nature à remettre en cause la mise en service ». Le Réseau Sortir du nucléaire, Greenpeace, le Comité de réflexion d’information et de lutte anti-nucléaire (Crilan) et Stop EPR, ni à Penly ni ailleurs, demandent au Conseil d’Etat de remettre en cause cet avis. Celui-ci doit permettre la mise en service de l’EPR sur la base d’une procédure dérogatoire mise en place par un arrêté publié le 30 décembre 2015. Pour les associations, l’avis rendu par l’ASN témoigne de « la complaisance du “gendarme” du nucléaire envers les industriels ».

Les associations rappellent que la cuve est un des équipements des réacteurs nucléaires pour lesquels « la rupture est censée être absolument exclue ». Or, les analyses effectuées par Areva suite à la découverte des défauts de la cuve de l’EPR en 2015 ne permettent pas d’exclure une rupture, selon les plaignants. « Les analyses menées par Areva permettent, non plus d’exclure la rupture de la cuve, mais uniquement de la “prévenir” », expliquent-ils, considérant que « le choix des mots illustre bien le recul inacceptable effectué par l’ASN, qui a sciemment effectué une entorse aux principes de base de la sûreté nucléaire ». Ils ajoutent que « les mesures de surveillance de la cuve demandées à Areva ne permettront jamais de compenser cette dégradation de ses propriétés et d’atteindre un niveau de sûreté satisfaisant ».

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