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L’ASN devrait s’occuper de sécurité, juge le candidat à sa présidence

Bernard Doroszczuk, candidat à la présidence de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), s’est dit mercredi 10 octobre favorable à ce que le gendarme du nucléaire s’occupe également de questions de sécurité. « Si je suis président de l’Autorité de sûreté nucléaire, je soutiendrai cette démarche » visant à confier à l’ASN des compétences en matière de sécurité (pour empêcher un acte malveillant) et non seulement de sûreté (empêcher un accident), a-t-il indiqué lors d’une audition par la Commission des affaires économiques du Sénat.

L’Elysée avait annoncé en septembre qu’Emmanuel Macron envisageait de nommer Bernard Doroszczuk, actuel directeur du Comité français d’accréditation (Cofrac), à la tête de l’ASN pour succéder à Pierre-Franck Chevet. Sa candidature doit faire l’objet d’un avis de l’Assemblée nationale et du Sénat.

« Toutes les autorités étrangères ou quasiment toutes sont chargées à la fois de la sûreté nucléaire et de la sécurité nucléaire », a observé M. Doroszczuk. « C’est assez compréhensible en terme de vision globale et de définition à la fois des mesures techniques, organisationnelles et humaines à mettre en place pour préserver la sécurité des installations, qu’il s’agisse d’événements liés à l’installation ou d’actes de malveillance », a-t-il poursuivi. « En revanche l’ASN ne doit pas... être responsable de la définition de la menace et de l’intervention en cas de passage à l’acte : c’est la responsabilité des forces de l’ordre », a conclu Bernard Doroszczuk.

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