L’ONU appelle à interdire les pubs pour les énergies fossiles
Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, le 5 juin 2024. - X/António Guterres
Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, le 5 juin 2024. - X/António Guterres
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Interdire les publicités de combustibles fossiles : c’est l’appel d’António Guterres aux États le 5 juin à New York (États-Unis), à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement. Alors que ce mois de mai a été le plus chaud jamais enregistré par l’observatoire européen Copernicus, le secrétaire général des Nations unies en a une nouvelle fois profité pour exhorter les décideurs à agir à la hauteur de l’urgence climatique.
« Dans le cas du climat, nous ne sommes pas les dinosaures. Nous sommes le météore, a fustigé António Guterres. Nous ne pouvons pas accepter un avenir où les riches sont protégés dans des bulles climatisées tandis que le reste de l’humanité est frappé par des conditions météorologiques mortelles dans des pays invivables. »
Records de chaleur, catastrophes naturelles, maladies... Après avoir rappelé la quantité et les conséquences des événements climatiques, il a dénoncé les bénéfices records engrangés par les « parrains du chaos climatique ». Soit ces grandes entreprises polluantes — comme TotalEnergies, BP ou encore Saudi Aramco — à l’origine de la production et l’exploitation de pétrole, de gaz et de charbon à travers le monde.
Le secrétaire général de l’ONU a toutefois insisté sur les possibilités restantes d’agir. En écho aux élections imminentes qui ont lieu dans différents États du monde, António Guterres s’est adressé aux citoyens en les appelant à faire « entendre [leur] voix et faire en sorte que [leurs] choix comptent ».