L’argent des assurances-vie afflue encore vers les énergies fossiles
Deux tiers des 7~500 instruments financiers analysés contiennent au moins un placement dans des entreprises développant des projets dans le pétrole, le gaz ou le charbon. - Flickr/CC BY 2.0/Paul Lowry
Deux tiers des 7~500 instruments financiers analysés contiennent au moins un placement dans des entreprises développant des projets dans le pétrole, le gaz ou le charbon. - Flickr/CC BY 2.0/Paul Lowry
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L’association Reclaim Finance a analysé les contrats d’assurance-vie de 27 assureurs français, en s’attardant sur les fonds en unité de compte (UC), c’est-à-dire placés sur les marchés financiers sur des actions ou obligations, plus risqués et spéculatifs que les fonds en euros.
Deux tiers des 7 500 instruments financiers analysés contiennent au moins un placement dans des entreprises développant des projets dans le pétrole, le gaz ou le charbon. Même les fonds étiquetés « durables » ou « responsables » placent une partie de leurs billes dans les énergies fossiles pour la moitié d’entre eux (47 %), « exposant ainsi les épargnants à un risque de greenwashing », écrit l’ONG.
Dans le détail, Groupama et AG2R La Mondiale sont particulièrement exposés, selon la liste étudiée par Reclaim Finance. Seuls les courtiers en assurance-vie Green-Got et Goodvest se démarquent avec une offre en UC exposée à aucun développeur d’énergies fossiles, toujours selon l’ONG.
L’assurance-vie est le placement préféré des Français. 20 millions de personnes y placent une partie de leur épargne, constituant une manne totale de 2 107 milliards d’euros, investis dans des entreprises.
« Le rapport de Reclaim Finance met en lumière un enjeu réel : mieux aligner l’épargne des Français avec les objectifs climatiques », a reconnu France Assureurs dans une déclaration transmise à l’AFP, estimant toutefois que le comptage en nombre de fonds « ne reflète pas le poids économique réel de chaque investissement ».