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Économie

L’entreprise Nokia va déployer la 4G sur la Lune

Ce n’est pas une blague : la 4G va faire son apparition sur la Lune. Dans le cadre du programme Artémis (le programme spatial de la Nasa dont l’objectif est d’amener un équipage sur le sol lunaire d’ici 2024), l’agence spatiale américaine a choisi le 14 octobre 2020 l’entreprise de télécommunications Nokia, pour installer un réseau 4G sur la Lune.

Elle lui a accordé un budget de 14,1 millions de dollars afin de « déployer le premier système de communication LTE/4G dans l’espace », ce qui contribuerait à un retour humain sur la Lune.

D’après la Nasa, la 4G permettrait « d’appuyer les communications lunaires à de plus grandes distances, des vitesses augmentées, et fournir plus de fiabilité que les standards actuels », a-t-elle affirmé dans un communiqué.

Sur Twitter, les laboratoires Bell Labs (rachetés en 2016 par Nokia) ont affirmé que ce réseau avait vocation à évoluer vers la 5G.

Sept pays s’accordent avec les États-Unis sur la future exploration de la Lune

La semaine précédente, mardi 13 octobre, la Nasa avait annoncé que sept pays avaient signé les « accords d’Artémis », un traité encadrant juridiquement le futur voyage lunaire. Les pays signataires, avec les États-Unis, sont l’Australie, le Canada, les Émirats arabes unis, l’Italie, le Japon, le Luxembourg et les Royaume-Uni. En revanche, ni la Chine ni la Russie n’ont signé le texte.

Les accords énumèrent dix principes, tels que la transparence des activités, l’interopérabilité des systèmes nationaux, l’obligation de cataloguer tout objet spatial, l’assistance à un astronaute en danger, le partage des données scientifiques et la bonne gestion des débris spatiaux.

Le texte suscite l’inquiétude puisqu’il prévoit la possibilité de créer des « zones de sécurité » par les pays, pour protéger leurs activités — l’extraction de ressources notamment — sur un corps céleste. Celle de l’eau au pôle Sud de la Lune par exemple.

Le traité de l’espace 1967 interdit toute « appropriation nationale par proclamation de souveraineté, ni par voie d’utilisation, ni par aucun autre moyen ». Cependant, la Nasa se fonde sur un autre article du traité qui proscrit toute activité qui « causerait une gêne potentiellement nuisible » pour justifier de la création de ces zones de sécurité, tout en réaffirmant la primauté du traité de l’espace sur les accords d’Artemis.

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