L’océan, un puits à CO2 plus efficace que prévu
Sa capacité de stockage du CO2 est de 15 gigatonnes par an, et non 11. - Pexels/CC/Matt Hardy
Sa capacité de stockage du CO2 est de 15 gigatonnes par an, et non 11. - Pexels/CC/Matt Hardy
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L’océan peut absorber davantage de dioxyde de carbone que ce que l’on pensait jusqu’à présent. C’est ce que révèle une étude publiée le 6 décembre dans la revue Nature. Sa capacité de stockage du dioxyde de carbone atmosphérique est près de 20 % supérieure aux estimations présentées dans le dernier rapport du Giec [1], montre l’équipe internationale de sept scientifiques. Elle s’élève, selon leur analyse, à 15 gigatonnes par an, et non 11, comme l’évaluait la communauté scientifique en 2021.
Afin de parvenir à ce résultat, les auteurs de cette étude ont étudié une banque de données collectées sur l’ensemble du globe depuis les années 1970 à l’aide de navires océanographiques. Elle a ainsi pu cartographier numériquement les flux de matière organique de l’ensemble des océans.
S’ils permettent de mieux comprendre les échanges de carbone entre l’atmosphère et l’océan, et estimer de manière plus fine le « puits de carbone » océanique, ces résultats ne remettent pas en cause la nécessité de diminuer drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre. Le processus d’absorption du dioxyde de carbone par l’océan s’opère en effet sur des dizaines de milliers d’années, précise l’équipe de scientifiques. Il n’est donc pas suffisant pour contrebalancer l’explosion de nos émissions depuis la révolution industrielle.