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En brefNucléaire

La Belgique renonce à sortir du nucléaire

La centrale nucléaire de Tihange, dans la province de Liège (Belgique).

L’abolition du nucléaire en Belgique, votée en 2003, a été rayée d’un trait de plume, jeudi 15 mai, par les députés du pays. L’arrêt total des sept réacteurs belges, initialement prévu pour 2025 et repoussé à 2035 pour deux d’entre eux, objet d’une loi emblématique il y a deux décennies, est ainsi enterré.

Deux réacteurs pourraient désormais être prolongés jusqu’en 2045 et le gouvernement belge envisage la construction de centrales de petites tailles, dites SMR (small modular reactor), que plusieurs études pointent comme un gouffre financier et une aberration écologique, et d’EPR, malgré le dérapage de ses coûts en France.

Avec ce vote à une large majorité, la coalition de droite arrivée au pouvoir en février et son ministre de l’Énergie, Mathieu Bihet, fervent partisan du nucléaire, obtiennent une victoire symbolique. Ils défendent la relance du nucléaire au nom de l’urgence de décarboner le mix énergétique belge et de l’inflation des prix de l’énergie engendrée par la guerre en Ukraine.

Le nucléaire représente 42 % de l’électricité produite en Belgique, mais le groupe français Engie, qui exploite les centrales belges, a annoncé de longue date son envie d’abandonner cette technologie. Des négociations devront donc s’engager pour le prolongement des centrales.

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