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Fin du gaz de couche en France : la justice ferme la porte à l’exploitation en Moselle

En mars 2021, des militants de nombreuses organisations écologistes lorraines s’étaient réunis devant la préfecture de Moselle, alors qu’elle s’apprêtait à rendre son avis sur la concession.

C’est une décision qui clôt joyeusement une dizaine d’années de lutte. Mardi 16 décembre, le Conseil d’État a annulé le décret accordant à la Française de l’Énergie le droit d’exploiter le gaz de couche en Lorraine. Le permis courait jusqu’en 2040 sur une zone de 190 km² sur quarante communes de l’est de la Moselle.

Les juges ont estimé qu’il existait un risque trop élevé d’atteindre les ressources en eau et ont relevé des incertitudes sur la technique utilisée pour capter ce gaz, constitué du méthane présent dans les couches de charbon non exploitées.

Lire aussi : Gaz de couche : en Lorraine, un « projet extractiviste du siècle dernier »

La plus haute juridiction administrative a ainsi donné raison aux Amis de la Terre, le collectif de défense des bassins miniers lorrains, Lorraine Nature Environnement et l’APEL 57. Ces associations pointaient le très lourd poids environnemental de l’exploitation du gaz de couche.

Elle est d’abord fortement émettrice de gaz à effet de serre, notamment à cause des fuites de méthane, un gaz à l’effet de serre très puissant. Elle nécessite aussi le pompage de grandes quantités d’eau, pour extraire le gaz, via un forage horizontal. La pollution de l’eau était aussi pointée : le charbon étant une roche fragile, naturellement fracturée, le gaz risquait d’emprunter les failles et fissures et de contaminer les nappes phréatiques. À cela s’ajoute l’artificialisation des sols liée à la multiplication des puits.

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