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En brefÉnergie

3 000 dollars de bénéfices par seconde : les superprofits des entreprises fossiles en 2026

Le géant français du secteur, TotalEnergies aurait lui réalisé plus de 1 milliard d’euros de profits sur le seul mois de mars 2026.

À elles seules, six des plus grandes entreprises du secteur des énergies fossiles devraient engranger en 2026 près de 3 000 dollars (2 560 euros) de bénéfices par seconde. Ce chiffre, dévoilé par Oxfam le 27 avril, tombe à point nommé puisque se joue en ce moment à Santa Marta (Colombie) un sommet international inédit dédié à la sortie des hydrocarbures. Un rassemblement en réponse à l’inefficacité des COP sur le sujet, auquel Donald Trump, Javier Milei et consorts climatosceptiques n’ont pas été conviés.

En dépit de la guerre au Moyen-Orient et de la crise énergétique ainsi engendrée, Chevron, Shell, BP, ConocoPhillips, Exxon et TotalEnergies pourraient faire 37 millions de dollars de bénéfices supplémentaires par jour par rapport à 2025. « Au total, les bénéfices estimés pour 2026 dans le secteur des combustibles fossiles s’élèvent à 94 milliards de dollars, précisent les auteurs. Une somme suffisante pour fournir de l’énergie solaire à près de 50 millions de personnes en Afrique. »

1 milliard de profits en un mois pour TotalEnergies

Le géant français du secteur, TotalEnergies aurait lui réalisé plus de 1 milliard d’euros de profits sur le seul mois de mars 2026. Ce, grâce à une stratégie consistant notamment à acheter massivement du pétrole physique juste avant que n’éclate la crise, d’après le Financial Times, cité par Oxfam. « Ces superprofits n’ont rien d’innocent, commente Selma Huart, chargée de plaidoyer pour l’ONG. Ils résultent d’un système qui permet aux compagnies pétrolières privées de spéculer sur l’énergie, tandis que des millions de personnes peinent à faire le plein pour leurs déplacements essentiels. »

D’après les calculs d’Oxfam, la seule taxation des profits de la multinationale de Patrick Pouyanné générerait deux milliards d’euros de recettes annelles pour l’État. Une somme qui permettrait par exemple la régénération complète du réseau ferroviaire français, et de l’entretenir pendant 3 à 4 ans, précise le rapport.

« Taxer les pollueurs les plus riches, qui n’ont aucune intention d’investir dans un avenir propre, est essentiel à une transition juste, insiste Mariana Paoli, chargée des politiques climatiques pour l’ONG. À Santa Marta, les gouvernements doivent mettre fin à l’ère des pollucrates. »

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