La pollution chimique, un autre problème dans la région de Fukushima

Durée de lecture : 1 minute

16 avril 2011 / Pierre-Ch. Chappuis (La Tribune de Genève)


Le terrible Tsunami du 11 mars 2011 a provoqué non seulement la mort d’environ 30’000 personnes, la mise hors service de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, la destruction de nombreux villages côtiers et d’infrastructures vitales, mais il a également endommagé de nombreuses installations pétrochimiques et chimiques.

Dans la seule région d’Iwaki (préfecture de Fukushima) sont présents de grands complexes chimiques en bord de mer.

Par exemple, le groupe Kureha Chemical y dispose d’usines produisant, via la fabrication in situ de chlore liquéfié, des produits organiques chlorés divers comme le chlorure de benzyle, le monochlorobenzene, o-dichlorobenzene, le perchlorethylene ou le chloral. Bien d’autres composés y sont synthétisés comme des polymères (PVC ou des résines du type polyvinylidene).

La destruction de certains sites de fabrication et stockage de réactifs ou d’intermédiaires aura évidemment des conséquences environnementales à plus ou moins long terme sur les sols, les nappes phréatiques, les écosystèmes et finalement la santé humaine.

Pour l’heure, peu d’informations précises circulent quant au risque chimique dans la région du nord-est du Japon, d’autant plus que l’attention se porte actuellement sur le risque radiologique. A juste titre peut-être. Personne n’est vraiment en mesure de le dire... L’augmentation des cas de cancer sera probablement difficile à interpréter dans la zone 20-60 km.

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